31 août 2008
C'est tellement ça !
30 août 2008
J'avais quelque chose de cassé à l'intérieur, je sentais ça dans mon ventre et je savais pas quoi faire
Je me suis replongée dans Quand j'avais cinq ans je m'ai tué, parce que quand ça me tient à coeur de lire un livre j'aime pas rester sur un échec. Alors je me suis accrochée et maintenant je ne le lâche plus. Merci de me l'avoir offert.
Bon alors c'est un peu n'importe quoi en ce moment, les gens cherchent l'amitié avec moi dans le train, je vois Hadès à la gare, un bon ami s'est tapé mon coiffeur, rien ne va plus. En plus je comptais aller à son salon la semaine prochaine, maintenant que je connais tout plein de détails sur lui ça va être dur de le regarder dans les yeux sans rougir, et encore plus de le laisser me malaxer le cuir chevelu. Beurk.
La rentrée approche, j'ai hâte. Hâte de recommencer à étudier, ouioui, j'aime aller en cours. J'ai malgré tout un peu peur de certaines personnes qui risquent de faire partie de mon quotidien en intégrant/restant dans la promo, si Louis et Thierry n'ont pas le rattrapage ça va être dur de sourire tous les matins (tout à fait je vous mets un peu la pression). En fait j'ai pas confiance en moi, et une fois de plus ça va pas super bien ce soir. Ce que je préfère dans le concept du couple c'est pas les chabadabada ni les grands sentiments, mais l'idée qu'il existe quelqu'un qu'on essaie encore plus de comprendre que les autres, qui essaie de nous comprendre aussi, et cette disparition progressive de la pudeur qui fait qu'on peut à peu près tout se dire. Je crois donc vivre ce que je préfère, et c'est pour ça que dans ces moments je commence à penser à lui quand j'ai envie de parler. Et je veux être là quand il a besoin de la même chose. Juste ça, être là l'un pour l'autre.
Bon bref. Je suis fatiguée, parce que c'est pas le tout mais c'est crevant de voir Wall-e à la séance de 10h15 quand on a un besoin récurrent de dormir et que Wall-e fait trop de bruit pour nous accorder un sommeil tranquille (il parle pas beaucoup mais il est bruyant ce con). C'est fatiguant de prendre le train, aussi. Et de vider sa valise. Et de faire une lessive. Et j'arrête de me plaindre ^^.
26 août 2008
Life shouldn't be random
Ce que j'aime le moins dans l'île de la tentation (rien à voir avec la photo d'accompagnement hein, quoique Roselyne filmée pendant une semaine 24h/24 entourée de tentateurs cyclistes ça pourrait être sympa), c'est qu'ils sont toujours en train de boire des super cocktails colorés, qui ont l'air bien frais et très bons, et ils les payent même pas ces salauds. Alors bon ok ils mettent leur couple en péril, ils se font tromper au bout de 2 heures, ils perdent la personne avec laquelle ils imaginaient finir leurs jours fonder une famille et vivre heureux et longtemps, et ce devant la France entière ; mais c'est pas grave, quand tu as des cocktails gratuits à quoi bon l'amour l'honneur et le fait de pouvoir sortir sans entendre "MOUAHAHAH MAIS C'EST LE COCU !!" dans la rue ? Relativisons mes enfants.
Sinon, ce que j'aime le moins dans secret story, ce sont les débardeurs décolletés de John-David. Et la tête de John-David. Et le prénom de John-David.
En fait j'avais juste besoin de déverser mon venin quelque part, parce que je suis aigrie depuis que je me suis sentie fatiguée vers 23h et que ça fait donc maintenant environ 4 heures que j'ai envie de dormir sans y parvenir, parce que mon ventre souffre et que ma tête et mon dos aussi et que oui je me plains beaucoup mais là j'ai le droit, et j'ai le droit d'être de mauvaise humeur et de manger du chocolat et d'être douillette. Les petits avantages de L'Inconvénient (féminin). Maintenant, entreprends d'expliquer tout ça à un garçon qui, par définition, ne peut pas comprendre. C'est pour cela que je me suis dit qu'il faudrait instaurer un stage d'un mois, passé dans un corps du sexe opposé. Actuellement je suis persuadée qu'il n'y a que des avantages à être un garçon, mais après tout, je pourrais peut-être découvrir des inconvénients cachés. Ou pas. Quoiqu'il arrive je pense que je serais finalement très contente de revenir dans mon corps de fille, même si ça parait contradictoire, je tiens trop à mes robes et à mon mascara et suis prête à tout endurer pour les conserver.
Tiens, une pub pour la nouvelle comédie musicale sponsorisée par TF1 ... ça doit être l'heure d'aller dormir.
25 août 2008
Please please please let me get what I want
Des coupes, du vin blanc, des bruits de vaisselle, "oh non pas les assiettes...", le clin d'oeil de Matthieu-qui-me-plait-bien, les tripots de co, la pizza cabrona..caborna...carbooonara !, Harry Roselmack Olivier Galzi et Laurent Delahousse, les gerbes de fleurs, "mais bien sûr que je peux conduire sans regarder la route !!", mais surtout, SURTOUT : un avocat et du jambon. Et voilà le résultat.
Cependant, d'autres ont connu pire pendant leurs années fac :
Notons que Barack Obama était déjà très classe pendant cette période de sa vie :
23 août 2008
Merci de ne plus m'embrasser s'il te plait, je te vois à l'envers, tu flottes dans mon verre
Parfois j'ai envie d'interrompre une conversation anodine par "tu sais, je vais pas bien du tout". Mais je ne le fais pas. Parce que ça sert à rien. Parce que je suis polie. Parce que l'autre ne va pas bien du tout non plus, parfois. Donc les gens ont tendance à se tromper sur mon compte, souvent ça m'amuse, d'autres fois ça me déçoit. Jusqu'à ce qu'on me dise tout à l'heure, tout simplement et sans grandes explications : "on est du même plastique". Et là, j'ai pu sourire niaisement en me disant que je n'étais pas complètement seule. Or quelques minutes plus tard Barbie Cruche, la blonde animatrice de "CLUB" sur M6, a sous-entendu que j'étais une pauvre fille (OUI je sais bien que c'est de moi qu'elle parlait en disant "un vendredi soir du mois d'août, si vous n'êtes pas en train de vous déchaîner sur le dancefloor c'est que vous êtes en train de vous endormir devant votre télé...", la méchante), et m'a remise face à ma solitude. Face au propre de tout être humain, un peu. N'empêche que moi j'aimerais pas animer une émission où je serais obligée d'écouter de la house toute la nuit. Je disais donc cela à Amandine, "ma best" comme disent les magazines pour jeunes (oui je suis une jeune, donc je lis des magazines pour jeunes et je parle comme une jeune), qui m'a répondu "oui mais parfois ils passent le clip d'Alister". AH. Dans ce cas ! S'en est suivi un débat sur Alister, en fait non, pas un débat puisqu'il y a eu consensus dès le départ : Alister est cool, mais Alister se drogue.
J'espère que la violence du message saura le toucher, et qu'il avouera tout. Et j'interdis à quiconque de dire "on s'en fout", parce que ça non on s'en fout pas c'est un sujet qui me tient à coeur, autant que la migration des moustiques allemands en période de reproduction. Autant que l'attitude douteuse de mon médecin, aussi.
En effet j'ai vu ma généraliste aujourd'hui, une dame très gentille à peu près du même âge que ma mère, bref je me suis toujours sentie en confiance avec elle, parce qu'elle est mature mais d'jeun's dans sa tête vous voyez. Et aujourd'hui, elle m'a choquée. Déjà je lui ai dit que je voulais changer de libellule, parce que celle que je prenais étais trop forte mais nécessaire pour atténuer mes soucis épidermiques adolescents, sauf que maintenant ça va, c'est à peu près réglé, donc j'ai demandé une libellule minidosée à peu près comme ceci : "Euh sinon le Dr K m'a conseillé d'arrêter Diane, parce que y'a plus vraiment lieu que je la prenne" et elle aussitôt : "Ah, t'as plus de rapports ?" "Oui oui oui j'en ai, et justement j'voulais vous demander si je pouvais prendre autre chose à la place de Diane !" "Hihi j'me disais aussi ;-)" c'est con mais à chaque fois qu'elle me taquine pour ça ou qu'elle aborde le sujet je deviens rouge comme une tomate. Comme le jour où j'ai dû lui dire que oui j'avais donné son ordonnance du vaccin contre le cancer du col de l'utérus à la pharmacie et qu'il était dans mon frigo, mais que j'avais dépassé le délai pour le faire. Et puis elle arrange pas les choses en me posant plein de questions (comment ça c'est le principe de son métier ?). Donc voilà, elle me prescrit une libellule minidosée non remboursée (-_-), elle me dit "Oh attends je vais regarder dans mon armoire s'il m'en reste pas une plaquette !", elle se lève, je me retourne, et la vois penchée dans son armoire, le string blanc à froufrous qui dépasse du jean o_O, bon, ok, on va dire que j'ai rien vu. Ensuite elle retourne à sa place "Oh au fait, ta mère a eu mon message ? Parce que vous partiez en vacances le samedi et j'avais dit que j'appellerai le vendredi mais en fait vendredi soir j'suis pas rentrée chez moi *sourire espiègle*, et elle a pas répondu à mon message !", mais, oh, calmez-vous madame. Il faut savoir que cette femme a dû assurer ses consultations du mois de janvier le bras dans le plâtre, suite à une chute dans les escaliers de gens qu'elle ne connaissait pas, le 31 décembre, certainement alcoolisée. Mon médecin est rock 'n' roll (même qu'elle porte des slims et qu'elle aime danser sur du Mika)(véridique !), je l'aime.
Et Roselyne Bachelot aussi je l'aime.
20 août 2008
J’écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf, aussi bien pour les hommes qui n'ont pas envie d'être protecteurs, ceux qui voudraient l'être mais ne savent pas s'y prendre, ceux qui ne sont pas ambitieux, ni compétitifs, ni bien membrés. Parce que l’idéal de la femme blanche, séduisante mais pas pute, bien mariée, mais pas effacée, travaillant mais sans trop réussir pour ne pas écraser son homme, mince mais pas névrosée par la nourriture, restant indéfiniment jeune sans se faire défigurer par les chirurgiens de l’esthétique, maman épanouie mais pas accaparée par les couches et les devoirs d’école, bonne maîtresse de maison mais pas bonniche traditionnelle, cultivée mais moins qu’un homme, cette femme blanche heureuse qu’on nous brandit tout le temps sous le nez, celle à laquelle on devrait faire l’effort de ressembler, à part qu’elle a l’air de beaucoup s’emmerder pour pas grand-chose, de toutes façons je ne l’ai jamais croisée nulle part. Je crois bien qu’elle n’existe pas.
Virginie Despentes.
17 août 2008
Oh que oui, oh que oui c'est une pute
Titre copyright Alice.
Je suis fatiguée, et demain je le serai encore plus parce que je revois le médecin roumain (c'est fatigant, un médecin roumain). Il va peut-être remarquer que j'ai la gale, sait-on jamais. Donc bon, je vais le voir puis me terrer dans mon lit avec quelques épisodes de Dr House, du Lexomil dans le sang et ma peluche préférée dans les bras, à défaut d'être moi-même serrée dans des bras (on dirait que ma mère a abandonné l'idée de me faire des câlins, c'est triste). Je me sens un peu Seule. Ca passera. Surtout si je participe au prochain Secret Story avec ma meilleure amie :
ahhhhhhhhhh dit :
elle est bourrée :-O
Elodie | Y la sangre haciendo Bum Bum. Una fiesta... dit :
ouais :-O c'est affreux !
ahhhhhhhhhh dit :
ils sont tous bourrés :-O
Elodie | Y la sangre haciendo Bum Bum. Una fiesta... dit :
oui Marilyne c'est choquant comme elle parle
ahhhhhhhhhh dit :
mdr
Elodie | Y la sangre haciendo Bum Bum. Una fiesta... dit :
elle va coucher avec John-David :-O
ahhhhhhhhhh dit :
c choquant
ahhhhhhhhhh dit :
beurk
Elodie | Y la sangre haciendo Bum Bum. Una fiesta... dit :
oh ils sont dégoutants
ahhhhhhhhhh dit :
mdr
Elodie | Y la sangre haciendo Bum Bum. Una fiesta... dit :
mais pourquoi s'embrasser si bruyamment :-O
Elodie | Y la sangre haciendo Bum Bum. Una fiesta... dit :
ça on avait remarqué qu' "ils se roulaient des pelles avec la langue"
ahhhhhhhhhh dit :
mdrrr
ahhhhhhhhhh dit :
oh non mais ils leur donnent beaucoup d'alcool :|
ahhhhhhhhhh dit :
jveux faire secret story
14 août 2008
You make it easy
You've given me the chance
To be held and understood
For years I've been telling myself the same old story
Et il est certainement temps pour moi de retrouver ma psy chérie.
Autant en profiter tout de suite, il me reste deux années gratuites de consultation dans son établissement, et puis là, j'en ai besoin. Même si j'ai du mal à me lâcher avec elle parfois. J'aime bien cette femme, c'est une baba cool super gentille et souriante qui emmène sa fille au conservatoire et qui me complimente sur mes tenues vestimentaires, donc je l'aime bien, et comme toujours quand j'aime bien quelqu'un j'ai pas envie de l'inquiéter. Voilà en gros, je ne veux pas que ma psy s'inquiète à mon sujet, c'est n'importe quoi hein. Bon, je vais reprendre rendez-vous avec elle, et lui dire "Bonjour je reviens vous voir parce que j'ai l'impression de rater tout ce que j'entreprends, je suis persuadée d'être insignifiante aux yeux de gens que j'aime, je ne me supporte plus, ma mère m'oblige à porter une écharpe en plein mois d'août pour cacher un suçon et parfois je me dis qu'elle me protège trop mais qu'elle ne m'aime plus, à part pour dormir et ne rien faire je n'ai aucune motivation, ah et aussi je veux un amour parfait en sachant à l'avance que c'est impossible mais ça me désespère quand même. C'est grave docteur ?"
Sinon pour ceux qui ne savent pas quoi faire ce soir, Eve Angeli et Michèle Torr sont en concert à Yport. Personnellement je ne peux pas m'y rendre, car il faut que j'écoute la discographie complète de Julien Clerc afin d'y trouver d'autres allusions sado-masochistes que dans "Mélissa" (en effet, en écoutant attentivement, on remarque qu'un coup de fouet ponctue les fins de phrase) :
10 août 2008
Il nous manquait un présent - Mahmoud Darwich
Partons tels que nous sommes :
Une dame libre
Et son ami fidèle.
Partons ensemble dans deux chemins.
Partons tels que nous sommes, unis
Et séparés.
Rien ne nous fait mal,
Ni le divorce des colombes
Ni le vent autour de l'église…
Ou le froid au creux des mains.
Les amandiers n'ont pas assez fleuri.
Souris et ils fleuriront encore
Entre les papillons de tes fossettes.
Sous peu nous aurons un autre présent.
Retourne-toi, tu ne verras
Qu'exil, derrière toi :
Ta chambre à coucher,
Le saule de la place,
Le fleuve derrière les immeubles de verre
Et le café de nos rendez-vous… tous, tous
Prêts à se muer en exil.
Soyons donc bons !
Partons tels que nous sommes :
Une femme libre
Et un ami fidèle à ses flûtes.
Nos âges ne suffisaient pas pour vieillir ensemble,
Aller à pas lents au cinéma,
Voir l'épilogue de la guerre entre Athènes et ses voisines
Et assister sous peu aux cérémonies de paix entre Rome et Carthage.
Sous peu, les oiseaux quitteront un temps pour un autre.
Ce chemin ne fut-il que poussière
Habillée de sens ? Nous a-t-il conduits
En un voyage éphémère entre deux mythes ?
Comme s'il était nécessaire, que nous étions nécessaires :
Un étranger qui se voit dans les miroirs de son étrangère.
« Non, ce n'est pas mon chemin à mon corps. »
« Pas de solutions culturelles aux soucis existentiels. »
« Là où tu es, mon ciel est vrai. »
« Qui suis-je pour te restituer le soleil et la lune précédents ? »
Soyons donc bons…
Partons, tels que nous sommes :
Une amante libre
Et son poète.
La neige de décembre n'est pas assez tombée.
Souris
Et elle tombera, flocons sur les prières du chrétien.
Sous peu nous reviendrons à notre lendemain derrière nous,
Là où nous étions deux enfants au commencement de l'amour,
Jouant à Roméo et Juliette
Pour apprendre le lexique de Shakespeare…
Les papillons se sont envolés du sommeil
Ainsi que le mirage d'une paix rapide.
Ils nous couronnent de deux étoiles
Et nous mettent à mort dans le combat pour le nom
Entre deux fenêtres.
Partons donc
Et soyons bons.
Partons, tels que nous sommes :
Une femme libre
Et son ami fidèle.
Partons tels que nous sommes.
De Babylone, nous sommes venus
Avec le vent
Et vers Babylone, nous marchons…
Mon voyage n'était pas suffisant
Pour que, sur ma trace, les pins
Se changent en mots de louanges du lieu méridional.
Nous sommes bons ici. Vent du nord,
Notre vent, et méridionales, les chansons.
Suis-je une autre toi ?
Et toi, un autre moi ?
Ce n'est pas mon chemin à la terre de ma liberté,
Mon chemin à mon corps
Et moi, je ne serai pas moi à deux fois
Maintenant que mon passé a pris la place de mon lendemain,
Que je me suis scindée en deux femmes.
Je ne suis ni orientale
Ni occidentale
Et je ne suis pas un olivier qui a ombragé deux versets.
Partons donc.
« Pas de solutions collectives aux obsessions personnelles. »
Il ne suffisait pas d'être ensemble
Pour être ensemble…
Il nous manquait un présent pour voir
Où nous étions. Partons tels que nous sommes,
Une femme libre
Et son vieil ami.
Partons ensemble dans deux chemins.
Partons ensemble
Et soyons bons…





