26 octobre 2008
I could be there when you land
14 octobre 2008
Je suis sourde au désir et le désir rend sourd
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAhhh.
Je suis fatiguée, trèèès fatiguée.
Oh yeah baby.
Bref.
Ca fait des années que je me dis qu'il faut que je fasse des études parce que le théâtre c'est pas sérieux, mais je commence à me lasser. Quand je suis sur le plateau, texte en main, à décortiquer le sens, trouver des idées, proposer des choses, imaginer une mise en scène, je me sens à ma place et pourrais faire ça pendant des journées entières. Vraiment, si c'est pour faire ça, ça ne me dérangerait pas d'oublier ma vie privée pour le travail. Donc je vais me renseigner pour passer des concours, je sais pas, faire évoluer les choses dans ce sens en tout cas.
En attendant, dites-moi qu'il faut quand même que j'aille à la fac au moins jusqu'à la fin de l'année universitaire, s'il vous plait.
12 octobre 2008
Le monde est un théâtre, mais la pièce est mal distribuée
La notre, on va la jouer quatre fois. Deux fois dans un théâtre, une dans un musée, et une à la plage dans le cadre d'un festival.
J'espère que cette photo ne sera pas celle affichée partout dans la ville, parce que ma tête craint un peu dessus. Si c'est bien elle qu'ils choisiront, je songe à m'exiler.
Bon demain je retourne en cours et cette semaine j'y vais sérieusement. Il parait que dans notre filière la deuxième année est la plus dure, c'est le moment ou jamais de s'accrocher.
Et en fait, pour l'instant j'ai pas grand chose à dire ici. Je sais pas, je vis des trucs, notamment des trucs qui font que je m'embrouille un peu toute seule et me pose plein de questions, j'ai un peu l'impression d'être dans une période de transition en attendant que les choses se posent. Déjà, dans 10 jours je serai fixée sur point important, sinon le 3 novembre je saurai si je suis faite pour le charmant métier d'hôtesse de caisse (oui parce que j'ai été prise, youpi), et pour le reste, wait and see on va dire.
On se tient au courant.
01 octobre 2008
My heart is broken but I have some glue
Nous sommes venues en voiture, j'ai pris des photos d'Angéline qui conduisait, parce que, je sais pas, j'aime bien regarder les gens conduire. C'est Laurent qui nous a pris nos billets, apparemment cette année ils obligent les placeurs à porter un tablier rouge un peu moche. Les autres spectateurs qui faisaient la queue, ils ont dû se demander pourquoi j'ai dit à Laurent qu'il serait mieux nu sous son tablier. Dans la salle il y avait mister Pi, mon prof d'histoire géo de terminale. Je me suis plantée devant lui avec un grand sourire, il faisait la gueule comme d'hab' : "alors, qu'est-ce que vous devenez ?". On a discuté un peu, je suis repartie et il faisait toujours la gueule. Et puis Guy Bedos est arrivé sur scène et je crois que j'ai passé un bon moment. Y'a toujours le petit côté irritant que Desproges soulignait si bien par "Bedos il a un combat : il pense qu'à gauche on est gentil et qu'à droite on est méchant" et ça se ressent énormément. Même s'il commence à taper sur le PS aussi, maintenant.
A certains moments je n'étais pas totalement dans le spectacle, et je craquais. Comme ça me l'avait fait plus tôt dans la journée en littérature afro-américaine, et comme ça me l'a fait en rentrant à la maison, quand j'ai retrouvé mon lit. Pour l'instant ça me paraît inconcevable de me dire qu'il n'y viendra plus jamais. En tout cas ce lit est trop plein de nous pour que je puisse y être paisible cette nuit, tant pis, j'ai un épisode de Dr House à regarder. Demain 5 heures de théâtre (dont 2 avec un prof spécialement cool) à l'horizon, le mercredi est ma journée préférée. Tout à l'heure la prof du conservatoire a dit "Pour interpréter Bérénice on peut éventuellement plonger dans sa propre mémoire : la difficulté d'aimer, la séparation...", alors j'ai interprété Bérénice, et en petite contradiction avec son conseil précédent elle m'a dit que j'avais tendance à trop impliquer mes propres émotions dans mon personnage. Elle m'a toujours dit que ça allait m'abîmer émotionnellement, parfois j'ai envie de lui expliquer que je suis médicalement faite pour être abîmée émotionnellement mais bon, ça ne la regarde pas hein.
Etre à deux dans une attraction de fête foraine, c'est rigolo. J'en veux encore des trucs rigolos, plein, je ne veux que ça.
"La vie est une comédie italienne. Tu ris, tu pleures, tu pleures, tu ris, tu vis, tu meurs. Tu meurs."


