Ce n'est pas parce que je suis paranoïaque qu'ils ne sont pas tous après moi.

:-)

30 janvier 2009

Sometimes I think the stupiest things

29Voilà c'est le moment d'officialiser la nouveauté devant le monde entier : j'ai changé de lunettes (preuve en image). Alors ça fait, selon les avis, tête de qui est qui / féministe des années 60 / mémé / intello / secrétaire salope / Simone de Beauvoir (mais bon je l'ai jamais vue avec des lunettes, c'est étrange) / Mac Lesggy / Woody Allen / étudiante en arts plastiques. C'est fou.

J'avais plein de trucs à faire aujourd'hui mais finalement non. Même ce que je dois/peux faire à la maison, j'en trouve à peine la force (lire, manger, mettre un peu d'ordre dans ma chambre, aller chercher un paquet de cigarettes dans la cuisine, tout ça devient insurmontable). Je serais bien allée voir le médecin si c'était pas son remplaçant (il est cool mais je lui parle moins librement). Oui parce que mon médecin vit de nouvelles péripéties : après l'épisode "je suis bourrée donc tombe dans les escaliers et me casse le poignet", elle vient de nous offrir l'épisode "je suis bourrée donc m'endors comme une masse et n'entends pas qu'on me vole mon matériel hi-fi et ma voiture". Résultat sa voiture a été retrouvée pas très loin, complètement saccagée, ça l'a traumatisée donc elle part en vacances pendant une semaine. A mon avis à l'heure actuelle elle est en train de s'éclater à Ibiza, grand bien lui fasse.

Sinon, j'ai eu 19 ans hier. Grève générale pour fêter ça, youpi. Un à mes yeux intelligent Anglais de mon entourage qui a un peu connu l'époque Thatcher trouve que les mouvements sociaux actuels rappellent un peu ceux de l'Angleterre de ce temps, que ça craint et que c'est inutile. Je sais pas trop quoi en penser, en fait j'ai surtout l'impression que c'est un peu tard, et c'est surement cynique de dire ça mais du coup je ne comprends pas que les gens se mobilisent autant, à quoi bon ? Un président a été élu, il a nommé un premier ministre qui a choisi son gouvernement, ils appliquent le programme pour lequel le président a été élu, c'est comme ça que ça marche. Et ceux à qui ça ne plait pas, notamment ceux qui avaient pourtant voté pour lui et qui ont été déçus, réfléchiront à deux fois avant de mettre leur bulletin dans l'urne dans 3 ans 1/2, voilà tout (certains vont s'arracher les cheveux en lisant ça, désolée ^^). Ca doit faire partie de mon côté Extrême Centre de privilégier la voix des urnes plus que tout.

En attendant je vais me motiver pour sortir un peu, c'est à dire aller acheter du Nutella au Champion du coin. Yes I can.

Posté par Ssilb à 16:12 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 janvier 2009

There are things I don’t want to tell you. How lonely I am today and sick at heart.

parlement_europeen_024La moindre des politesses était quand même de vous souhaiter une bonne année !
Le temps me manque de plus en plus, j'ai du mal à en trouver assez pour faire tout ce que je veux mais là c'est bon, j'arrive à me poser pour écrire ici. Ca faisait longtemps.
(pour me faire pardonner je vous ai mis une belle image du Parlement Européen, j'espère que tout le monde saura apprécier cette délicate attention)(remember Suzanne, le Christophe Maé - Roch Voisine - JCVD, tous les autres Presque, la gueuse et la mort subite d'Augustin [plus tôt dans la journée bourré à la table d'un député européen], le métroagenda a.k.a l'agenda qui met du gloss, les clopes pas chères qu'on peut fumer dans les bars, les angoissantes heures de doute avant la certitude de retrouver mon promoteur canapé, bref, cette liste montrant à quel point Bruxelles est une ville klüb est à compléter)
Mardi et mercredi seront mes dernières journées d'examens (universitaires, parce que vendredi sera une journée consacrée aux examens médicaux)(ah ah ah, j'aime jouer avec les mots), je termine par des épreuves plutôt agréables donc c'est cool. Sinon je bosse toujours là où la vie est la vraie, mon contrat se termine en mai et sera renouvelé mais j'hésite. C'est vraiment moche comme job.
Genre samedi, j'ai bossé de 8h30 à 17h avec deux pauses d'1/4 d'heure, bon, déjà, pas glop. Il se trouve que j'étais en face des caisses à moins de 10 articles, donc évidemment les collègues qui y sont doivent gérer beaucoup plus de conflits étant donné le nombre de personnes qui cherchent à y passer avec plus de 10 articles. Ce fut le cas samedi. La fille a gentiment demandé à un type de se rediriger vers une autre caisse en raison de son nombre d'articles, ça ne lui a manifestement pas plu du tout puisqu'il s'est mis à la traiter de conne salope pétasse etc, en lui disant qu'il ne lui avait pas adressé la parole donc qu'il fallait qu'elle ferme sa gueule. Tout ça très très fort. Merci monsieur. Ca a alerté les gars de la sécurité, l'un d'entre eux est venu pour calmer le jeu mais le monsieur s'est encore plus énervé, a aussi insulté mon collègue, un deuxième est donc venu en renfort, c'est là qu'il s'est mis à leur faire de jolies promesses de meurtre et à parler de la maman de l'un d'entre eux, qui lui a donc dit "allez on vous emmène au poste de sécurité" en le prenant par le bras. Il lui en a collée une, avant de se débattre pendant que les autres tentaient de le maitriser. Finalement ils l'ont emmené au poste en le trainant à moitié par terre, tandis qu'il hurlait "AU SECOUUURS ON VEUT ME TUER, APPELEZ LA POLIIIIICE !!!". Le tout devant le petit bonhomme qui l'accompagnait : son fils âgé de même pas 8 ans je pense. Moche hein ?

Bref. Heureusement que hors du travail, des choses me font me sentir vivante : tous nos jolis projets théâtraux qui commencent à se concrétiser (le scénographe a présenté son projet, on va avoir des décors et des costumes magnifiques...), le deuxième semestre qui arrive et auquel je compte être beauuucoup plus assidue qu'au premier (ne pas être défaillante aux examens serait déjà un grand pas), et puis ce genre de moments que je viens (ou presque) de vivre, à faire le mur pour la première fois de ma vie parce qu'à minuit on a décidé qu'on allait se voir, alors fermer toutes les portes de la maison pour ne pas alerter mes parents et me faufiler par la porte-fenêtre pour arriver en robe dans le jardin, dans le froid et la nuit. S'embrasser par-dessus la barrière et savoir que c'est risqué mais en fait je me fiche de ce qui peut arriver, on verra bien. C'est drôle, le côté interdit me fait frissonner (je trouverai peut-être ça moins drôle si demain midi mes parents me disent "on s'est levé cette nuit et t'étais pas dans la maison, c'est quoi ce bordel ?").

C'est l'heure des cadeaux de la fin, cette fois un poème de Brenda Shaughnessy, et une chanson de ... Franz Ferdinand (QUELLE SURPRISE.) :


What's Uncanny

                 

          is the body's wiry edge singed & dried,
          touched at last by the curious        

          gloves of the question guard.
          Too much choreography.        

          Hamstrings, half edible & music,
          stretched like catgut, the sad-animal pull.        

          Our knees two peculiar systems
          of locking, of looking. Too little dance.        

          Compulsion is always narcissism:
          I miss you, admit it.        

          I'm gifted, I give in. I give you
          all my old synesthetic fire.        

          Loved-body smoke is terribly popular
          in dry neighborhoods,        

          and our lungs are succulents. We share
          this loss of breathing. Listen for it.

Posté par Ssilb à 03:56 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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