26 mars 2009
Alors quand la tour est tombée, Louise travaillait étage 23, devant l'écran il a pensé "A cet instant elle m'aimait moi"
Au mieux je passe les rattrapages (étant défaillante sur plusieurs matières), au pire je redouble mon année.
Enfin non, au mieux l'audition que je passe pour une école de théâtre est un succès et je quitte la fac. Pour au moins un an. Cette école a la particularité de donner un statut d'apprenti aux élèves acteurs, un peu comme d'autres sont apprentis boulangers ou menuisiers, là tu peux devenir apprenti acteur.
Mon contrat se termine dans exactement deux mois, et je ne le renouvelle pas. Les circonstances de travail sont certes un peu pénibles mais vivables, c'est la hiérarchie et la pression que je ne supporte plus. En fait, je pense que jamais je ne serai capable de travailler pour une grosse entreprise idéologiquement très ancrée dans le capitalisme le plus extrême, d'habitude commencer une phrase par "je ne suis pas capable de..." me fout les nerfs mais là j'en suis plutôt fière. J'ai postulé à plusieurs autres endroits pour bosser, principalement avec des enfants ou des jeunes, là je me sentirais utile.
Et dans trois mois, pour la première fois de ma vie je serai rémunérée pour avoir fait du théâtre. Dans trois mois, je saurai aussi surement si je suis prise dans cette fameuse école (20% de reçus à peu près...) ou pas. Je ne sais pas encore exactement quelle scène présenter, j'en ai présélectionné plusieurs et attends un peu que (dédicace Capucine) l'Anglais à vélo (surnommé ainsi parce qu'il est Anglais et parce qu'il se déplace à vélo)(précision inutile, effectivement), fort de son avis de metteur en scène de talent, choisisse parmi elles. Je lui demanderais bien de me donner la réplique d'ailleurs, ça me rassurerait (ou me ferait rire) de l'avoir en face de moi sur scène au moment de jouer le tournant que prendra ma vie pour l'année à venir. Et s'il dit non, je fais le nécessaire pour qu'il soit renvoyé dans son pays.
Bon et bref, mon bain va déborder.
02 mars 2009
Don't get lost in heaven
J'ai découvert un scoop énorme grâce à Stèphe : Adam avait une autre meuf avant Eve.
OUI MESSIEURS DAMES ! (j'aime bien révéler des aspects peu connus des mythes à la manière de Perez Hilton)
Elle s'appelait Lilith, venait non pas d'une côte d'Adam mais de la même terre que lui (donc était son égale), et ils ont rompu parce qu'elle refusait d'être sous lui pendant qu'ils zigounipiloupilaient. Du coup elle est devenue une démone ou je sais pas trop quoi, et Adam s'est retrouvé avec la douce et chiante obéissante Eve. Depuis j'en parle à tout le monde, sur les 46 minutes de conversation téléphonique avec Antoine hier soir elle a bien dû en occuper 15, et je sens que cet après-midi je risque d'aborder le sujet avec ma voisine de caisse. Qui elle, risque de s'en foutre royalement mais c'est pas grave.
J'ai de moins en moins de mal à me rendre au boulot, depuis que j'ai trouvé comment me motiver : je me dis que je peux tomber à côté de mes copains genre la collègue avec qui nous avions repensé l'entreprise à l'américaine en renommant par exemple Martine et Laurent (les deux cuisiniers de la cantine) Brenda et Brandon, ou bien celle avec qui nous avons projeté d'appeler Pascal le grand frère pour rééduquer une fille en contrat étudiant comme nous mais qui semble être à l'apogée de sa crise d'adolescence, ou encore mon collègue qui essaie de me vendre aux clients, qui me lance des boulettes de papiers et, quand il est en face de moi, aime lancer le jeu du "on se regarde dans les yeux et celui qui détourne le regard a perdu". Je me dis aussi qu'il est tout à fait probable que je passe des clients sympa, comme cette dame qui m'avait appelée "ma ptite chérie", ou celle qui m'avait dit "vous êtes une gentille petite" (notons que quoi qu'on dise, je suis toujours "petite"). J'adore aussi entendre les gens commenter entre eux en partant "elle était gentille la ptite caissière hein !".
Et parfois j'adore être en face du rayon poissonnerie, mais ça, c'est une autre histoire.
