Ce n'est pas parce que je suis paranoïaque qu'ils ne sont pas tous après moi.

:-)

01 novembre 2009

Moi, j'aimerais qu'la Terre s'arrête pour descendre.

Ça va pas du tout.
Reviens.

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25 octobre 2009

Je prends mes jambes à ton cou, je m'enfuis dans tes bras.
Fais-moi oublier tout le reste, et surtout tous les autres, pour que les moments passés ensemble ne soient qu'à nous, qu'à propos de nous. Nos sourires et tes yeux timides quand tu me dis que tu m'aimes, que tu m'aimes fort, que tu m'aimes très fort. Et nos corps unis, à notre image.
Maintenant que je sais ce que je veux, que je te l'ai dit et que tu m'as comprise, avançons dans cette direction. Faisons de cela notre secret.
Même si Londres ne sera pas à nous pour Noël, on en rêve et c'est déjà ça. Du rêve, tu sais que j'en réclame plus que tout.

Je sais ce que je veux et tu m'as entendue. Ne le prends pas mal si je te dis que moi aussi je t'aime.

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17 octobre 2009

C'est quand déjà qu'on peut dire que c'est fini ou que tout recommence ?

babetJ'ai une bosse sur le front mais je me soigne.

Oh et le samedi matin, je donne un cours d'Anglais à un petit collégien, maintenant. Il est très gentil, a beaucoup de retard mais je suis là pour ça, justement. Ce matin j'ai même tenu à bosser 1/4 d'heure supplémentaire bénévolement pour lui faire réviser ses verbes irréguliers. Je sais pas pourquoi je prends autant à coeur de le faire progresser (peut-être pour avoir le sentiment de mériter mon "salaire"), mais je veux vraiment qu'il s'en sorte. Et quand on voit que jusque là il pensait que "I start" signifiait "Je suis une étoile", autant vous dire que j'ai du boulot.
Sinon, je ne soigne pas seulement ma bosse. Il y a plein de blessures à panser, ça avance, ça avance. Faut dire qu'on m'y aide bien. J'ai des gens précieux avec qui discuter et rire, et puis j'ai des bras pour me serrer et une bouche pour m'embrasser. J'ai Dawson, aussi, son visage immense et ses réflexions existentielles sur la vie et la mort. Et j'ai le Droit. Oui, le Droit peut être une thérapie... Moi qui pars dans tous les sens, qui m'égare dans mes pulsions et excès, ça me fait un bien fou de passer mes journées à apprendre qu'il y a des règles (générales et impersonnelles).

Le réveil vient de sonner. En partant il savait que j'allais faire une sieste et que j'avais un rendez-vous dans l'après-midi, il m'a dit de dormir et de mettre le réveil. Je ne savais pas qu'il l'avait fait à ma place. Je souris.

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26 septembre 2009

Les Sabrina aiment bien les dauphins, les profs de fac c'est plutôt leurs étudiantes.

Dans ma pochette de cours se côtoient fiches de méthode pour bien dire les alexandrins dans les tragédies classiques, et fiches de TD de droit civil ou droit constitutionnel. Ca demande un peu d'organisation.

Sinon, là, ça va :-)

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19 septembre 2009

D'avoir vécu une chose, quelle qu'elle soit, donne le droit imprescriptible de l'écrire.

artwork_images_424571671_419059_robert_doisneauAssise au milieu de ces plus ou moins 250 autres, dans l'amphi, je me sens profondément seule. Ils ne savent pas, pour ça.
Exactement le même effet que la première fois que j'ai eu mes règles, ou la première fois que j'ai fait l'amour : on sort dans la rue, on croise des gens et on détient une information qu'ils n'ont pas. On se sent forte et mystérieuse.
Ca me grisait quand je partais de chez mon premier amant régulier, je descendais les marches de son escalier puis les pentes et autres marches qui conduisaient à l'arrêt de bus, je croisais des gens, des gens qui ne se doutaient pas de ce que je venais de faire.
On a besoin d'un contact avec un inconnu, parfois. En attendant devant l'hôpital, le fameux matin, une fille m'a demandé l'heure avant d'elle-même entrer dans l'établissement. Je lui ai répondu, elle m'a remerciée et m'a souri en me regardant droit dans les yeux un petit moment. Je me suis dit "C'est la dernière inconnue à laquelle je parle avant d'avorter.". Quand l'infirmière nous a conduits dans la chambre que j'allais occuper une demie-journée, j'ai vu que c'était cette fille qui était dans le lit d'à côté, et j'ai pensé qu'elle s'était probablement dit la même chose que moi, en me demandant l'heure.

C'est fou les enjeux énormes que peut cacher une question aussi banale que "t'as pas l'heure s'il te plait ?".

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03 septembre 2009

Crève

0188J'ai commencé à mettre des choses sur papier, pour ne rien oublier.
Je ne sais pas à quoi rime cette démarche, c'est peut-être morbide, mais je souhaite garder en mémoire les détails de cet épisode de ma vie, de cet événement.

Tout d'abord, chacun des tests effectués (il y en a eu quatre, en tout). Le casse-tête pour décrypter certains, et la panique devant celui où c'était écrit en toutes lettres. Trois fois dans les toilettes chez lui, une fois dans les toilettes de la Brioche Dorée. Les coups de fil pour prendre rendez-vous pour une échographie, assise sur le canapé où il nous était arrivé de faire l'amour ensemble. Les refus de certains centres de radiologie, notamment celui où "les médecins sont pour la vie". L'incapacité à cacher cela aux parents, pour le meilleur et pour le pire. Essayer de vivre normalement avec ça dans le ventre. Echouer. Pleurer, crier, taper, s'en prendre à lui, l'interlocuteur privilégié. Avoir des envies bizarres, faire des caprices et s'en vouloir mais se pardonner, se dire que c'est à cause des hormones. A cause de la situation, aussi.
S'enfoncer jour après jour parce que tout nous ramène au contenu du ventre, à l'utérus gravide comme c'est écrit sur le compte-rendu de l'écho : une publicité à la télé, une nausée, une envie, un vertige, un ballonnement, une culotte désespérément vierge de sang en allant aux toilettes. Ca tourne vite à l'obsession, et les crises de larmes n'en deviennent que plus fréquentes. On perd la force de se battre pour aller jusqu'au bout, et puis on se souvient qu'il est là. Il ne comprend pas toujours tout, il est maladroit, mais il est présent, alors rien que pour ses grands yeux clairs on se relève et on avance, en tenant sa main. Et on oublie l'utérus gravide pour sourire avec lui, on refait l'amour, plusieurs fois par jour, parce qu'en ces temps troubles c'est tout ce qu'il nous reste. On sonorise ses coups de reins de concerts de "je t'aime" à deux voix, puis on se blottit dans ses bras et on le laisse s'endormir. On le regarde assoupi, innocent. Parfois en soulevant la couette on constate que son corps n'est pas entièrement endormi et on sourit.

A nouveau on se dispute, parce qu'on est tous les deux exténués, parce qu'on est tous les deux sous influences et pas toujours les meilleures. On se déchire, les parents interviennent, trop. Ca l'exaspère, il baisse les bras et abandonne. Il m'abandonne. Alors on fait ses bagages et on retourne chez papa/maman, le coeur serré et plus que jamais la larme à l'oeil. Il faut avoir encore un peu de force, parce que le lendemain c'est le début des choses sérieuses : le matin on se réveille en pleurant en ne le trouvant pas à côté dans le lit, on se lève, on se lave mais on ne se fait même pas belle, et direction l'hôpital. Viva la vida de Coldplay dans la voiture. La même infirmière, toujours très gentille, fait signer une décharge et donne trois gros cachets. Voilà, vous pouvez rentrer chez vous. Ca fait mal au ventre, vraiment. On se dit que plus jamais on ne se plaindra de règles douloureuses, parce que c'est rien à côté de ça. Toute seule dans le lit. Le lit qu'on avait choisi à 15 ans, quand les parents avaient décidé de changer de maison. Un grand lit dans lequel je rêvais d'accueillir mon amant de l'époque, aujourd'hui devenu un ami. Un grand lit qui l'a accueilli, lui, l'actuel (ou le dernier passé, je ne sais plus). On se tord en deux à cause de la douleur, on se jure que plus jamais on n'aura de relation sexuelle, plus jamais. Le mercredi matin on se réveille tôt, on prépare son sac pour la matinée à l'hôpital. Toilettes : perte de caillots énormes, ça dégouline partout, "Maman, j'ai peur, viens me voir, c'est quoi ça ?". Viva la vida de Coldplay dans la voiture, encore. On arrive à l'hôpital, on l'attend. Il s'approche, nous regarde et son visage prend une expression terrifiée : "la tête que tu as, ma pauvre...". C'est rien, ma tête, elle est comme ça à cause de la fatigue et de la douleur, mais bientôt elle retrouvera ses joues rebondies, ses couleurs, ses yeux vifs et son sourire. Il accepte de nous offrir une dernière cigarette avant de monter. Clope, câlins, sourires. Ses yeux ne mentent pas, et j'y vois un amour infini. Il m'aime et je lui manque, mais c'est plus compliqué que ça, il dit. Il nous faut juste du temps, tout ira mieux quand on aura accepté le mal que l'on s'est fait.

Il y a une autre jeune fille dans la chambre, elle est toute seule. Je culpabilise d'être accompagnée du "coupable" (il se nomme lui-même ainsi). L'infirmière me donne les deux derniers cachets, on dirait des trèfles à quatre feuilles. Il me regarde les avaler. Je vais me mettre en pyjama et reviens m'allonger sur le lit aseptisé. Il est doux, gentil, pour la première fois j'ai l'impression qu'il comprend exactement ce que je suis en train de vivre. J'ai mal. Je ne pense à rien, la douleur m'obsède, elle refuse de partir. Il me serre contre lui, me fait des papouilles. La fille du lit d'à côté s'est allongée sur le côté, elle nous tourne le dos. Je me sens désolée pour elle, parfois. Mais souvent, je me sens égoïste.
L'infirmière me fait une injection, je n'ai pas tout bien compris, en gros ça évitera à mes enfants d'être anémiques à la naissance. C'est à cause de nos groupes sanguins (mon rhésus est négatif, et le sien positif).
Saignements. Mots gentils. Câlins. Serviettes gynécologiques (que l'on devrait plutôt appeler couches).

Il y avait du rose dans la chambre, je crois. En partant j'hésitais à l'observer longuement une dernière fois avant de fermer la porte. Finalement, c'est lui qui l'a fait. On a regardé cet endroit, on s'est regardé et on est parti.
"Je vais par là"
"Moi par là"
Bon. Au revoir, adieu, je sais pas. Au revoir j'espère. J'ai retrouvé maman, que je ne quitte plus depuis. Mes amis sont là, ils sont formidables. Maintenant il faut reprendre une vie normale : réinscription au conservatoire et à la fac, toutes ces démarches-là. Répondre à des questions pendant l'inscription "Tu vis en concubinage ?" "Euh ... je ... non, non.".

On va passer outre.

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02 septembre 2009

J'ai vu se dessiner une vipère, je voudrais lui ressembler accrochée à tes larges épaules pâles

Pour boucler la boucle, je suis passée par la salle de bains de la petite chambre d'hôpital, et remettre mes vêtements de jour. En sortant je l'ai vu sourire, toujours près de mon lit. Tout le temps, il est resté près de mon lit, sa main dans la mienne ou ses bras autour de moi. Il avait remis sa veste et tenait son parapluie à la main. J'ai foncé dans ses bras. "C'est fini". Nous deux, on n'en sait rien (même si je reste persuadée qu'il nous faut juste le temps nécessaire pour se remettre de nos émotions et du mal qu'on a pu se faire, à bout de nerfs), mais cette épreuve est finie. Il me reste juste à me reposer, maintenant tout va bien, j'ai encore un peu mal mais mon ventre est vide. Aussi douloureux soit-il (car même si c'est la meilleure solution, on fait toujours ça le coeur serré), c'est un acte de femme libre que je viens d'accomplir. Je remercie Simone Veil de m'avoir permis de l'effectuer dans des circonstances sûres et hygiéniques, et je suis fière. Fière d'être une femme libre et forte.

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16 juillet 2009

Quand la musique s'arrête j'ai du mal à rouvrir les yeux

Je voulais que ce soit lui qui écrive cet article, mais il a refusé, le méchant. Pourtant c'est lui qui en a eu l'idée, quand on marchait il m'a dit "ça fera un bon article sur ton blog ça".
J'ai vraiment passé une jolie soirée de 14 juillet. Ca a commencé par une course effrénée vers le resto, puisque nous n'étions pas seuls.
Non.
Il y avait un autre couple sur la ligne de départ. Nous sommes passés devant eux alors qu'il sortaient, et avons poursuivi notre chemin sans prêter attention à ces deux inconnus. Comme nous avons été naïfs ! Quelques minutes plus tard, ils nous dépassaient. Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que nous, on ne nous dépasse pas. Celui qui me tenait par les épaules m'a fait remarquer cet affront, nous avons donc décidé de leur donner une bonne leçon en les dépassant à notre tour. Facile à dire, mais pas à faire : en effet, ils nous ont envoyé toutes sortes d'obstacles : un feu piéton qui passe au rouge et qui leur laisse le temps de traverser mais pas à nous, un camion qui passe... C'était sans compter sur notre obstination ! Nous nous sommes rapprochés, la tension montait. Arrivés juste derrière eux, il me pose la question : "on les dépasse par l'intérieur ou l'extérieur ?". Euh. Problème : je ne situe pas parfaitement l'intérieur et l'extérieur, je panique, on perd du temps. Tant pis, je dis "par l'extérieur" et le laisse me mener. C'est fort, c'est tendu, on aimerait se délecter du grand moment que nous sommes en train de vivre mais la rapidité exigée ne nous permet pas ce luxe : on les contourne, le vent est contre nous mais ne retire rien à notre persévérance, c'est bon, ON LES DOUBLE. On presse le pas pour assurer notre avance, il me suggère qu'on devrait avoir un rétroviseur fixé sur nous. Mon mec est drôle. Je suis obligée de m'arrêter plusieurs fois, pour allumer une cigarette puis l'éteindre parce qu'elle me donnait envie de vomir. Ils nous rattrapent un peu.
Mais au final, on est arrivé à notre but en premiers.
Je suis fière.

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05 juillet 2009

Come on home

etreintes_brisees_2J'ai toujours été repoussée par l'idée de vivre avec quelqu'un. En fait j'avais des principes à la con, genre pour aimer il faut idolâtrer, adorer, aduler, admirer, et comment tu veux être en extase devant quelqu'un que tu vois tous les jours, avec qui tu fais la vaisselle et que tu es amené à voir se couper les ongles de pieds. Impossible. SAUF QUE ! Sauf que. Mes attentes ont changé, je crois. La passion absolue c'est bon, j'ai donné, et j'ai pas vraiment envie de finir avec une dague dans le vagin (oui parce que soyons un peu francs, éclairons nos regards candides sur la réalité de Roméo et Juliette, quand on lit entre les lignes on comprend que Juliette ne se la plante pas dans le coeur, sa dague)(bref.). Tout à l'heure ma mère me demandait "Alors, vous avez fait quoi ces jours-ci ?" ... bah, rien. Enfin pas grand chose de très palpitant, mais on était ensemble et j'ai curieusement l'impression que ça me suffit. Même changer les draps, avec lui ça devient une activité super cool.

C'est calme, c'est doux, c'est stable, ça peut paraître chiant mais ça fait partie de ce qui m'empêche d'être entièrement malheureuse en ce moment.

Parce que oui, je fais partie de ces gens qui ne sont jamais chanceux à 100%. Quand j'ai une belle opportunité dans le théâtre ou le cinéma, souvent c'est pendant une période où mon couple bat un peu de l'aile. Et là tout va bien pour nous, donc je vous laisse imaginer ce qu'il en est de mon avenir professionnel. Notamment de l'audition pour l'école qui avait l'air géniale, et que j'ai passée mardi... Trois paquets de mouchoirs et une trousse de maquillage ultra waterproof plus tard, j'ai toujours du mal à m'en remettre. La question actuelle est : que faire ? Et la réponse dépend de plein de choses.
C'est pt'être même possible que je poursuive la fac d'Anglais, tiens. J'aurais l'air bête, sachant que j'ai ajouté l'un de mes profs sur facebook en lui disant "HEY maintenant que je quitte la fac, on peut devenir amis !!". Eeeenfin bon, on verra.

Lalala.

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12 avril 2009

In my place

Les acteurs sont certainement juste des gens normaux qui ont développé un gros problème d'ego, dans le fond.
A base de Regardez-moi, écoutez-moi, dites-moi que je vous renvoie habilement à votre propre vie, aimez-moi.
En ce moment ma troupe rencontre un problème sur la partie Regardez-moi, mais nous y reviendrons plus tard.

Dans ma ville, comme dans tant d'autres, nous avons une place de l'hôtel de ville. The largest one in the city il me semble, avec un gigantesque jardin, des jets d'eau et tout, une mairie, et un théâtre (regardez sur la photo en lien, le grand bâtiment c'est la mairie, et c'est dans la partie de droite que se situe le théâtre). Sur la façade du théâtre se trouve depuis cette année un panneau lumineux où défilent des publicités pour les pièces à l'affiche cette saison.
Mercredi soir, je passais par là. Et pour la première fois de ma vie, j'ai vu projetée sur cette façade si mythique pour les théâtreux d'ici une annonce pour un spectacle dans lequel je tiens un rôle important. Grosse prise de conscience : bientôt j'y serai, devant des gens, dont quelques-uns qui sont spécialement chers à mon coeur. Devant celui qui me tenait la main alors que j'étais restée plantée les larmes aux yeux devant cette façade, par exemple. J'ai besoin qu'il me soutienne à fond dans mon rêve. Et puis devant mon père aussi, et lui je veux qu'il se rende compte que je suis faite pour les planches et que oui, c'est un métier.
Mercredi soir je suis retournée deux ans en arrière, nos habitudes dans ce théâtre sont prêtes à revenir. Les changements de costumes à la va-vite, les régisseurs adorables, les clopes par tous les temps devant l'entrée des artistes, avec les passants qui se retournent en voyant nos costumes.

Et bientôt, l'affiche.
Sauf que.
On avait fait une séance photos en juillet dernier, récemment la prof nous avait dit "voilà on a sélectionné cette photo", elle est déjà sur les programmes etc. Je ne vous raconte pas le bonheur, parce qu'on adore tous cette photo, il y a toutes nos têtes dans un cadre et bref, elle est cool. Et là en fait, deux d'entre nous, et deux autres de l'autre groupe qui jouera avec nous, on été convoqués pour une autre séance photos en costumes cette fois. Ce qui voudrait dire que sur l'affiche, il n'y aurait qu'eux quatre de représentés. Nous sommes tous très déçus, et comptons en parler à notre prof (qui ne nous l'a même pas annoncé, d'ailleurs on a appris ça par pur hasard, vive la concertation).

Tout ça pour dire que oui, j'aurais du mal à supporter de ne pas avoir ma tête sur l'affiche du spectacle pour lequel je me démène depuis bientôt un an.
Mais faut pas m'en vouloir, je fais partie de ces gens normaux qui ont développé un gros problème d'ego. 

Posté par Ssilb à 16:37 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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